Sans vouloir me flatter (non non voyons, je suis toujours reste quelqu'un de tres modeste) (aiiie, mes chevillllles...pourquoi ca fait mal comme ca ?) mais maintenant je parle l'A-me-ri-ka-nish ! (aucun rapport avec les caniches, non). C'est une langue bizzarre qui fut de l'anglais autrefois, il y a treeeees longtemps. Mais ca ne l'est plus.
Bon, tout est relatif, bien sur.
Alors pour augmenter un peu votre culture generale (haaaaaa...vous en avez tellement besoin...) j'ai decide de vous faire un petit cours d'Americain (avec une majuscule, s'il vous plait). Au cas ou vous viendriez me rendre une petite visite.
Bon. Commencons donc par le debut. La prononciation. C'est tres simple. Parlez vite, indistinctement, en etirant les "r" autant que possible, trainant sur les "w", raccourcissant tous les mots et en oubliant certains, tout ca en regardant l'interlocuteur de la facon la plus inexpressive possible. Ca, c'est ce qui concerne la prononciation. Apres vous vous etonnez que j'ai du mal.
Ensuite. La syntaxe. Comment construire ses phrases en Amerikanish ? Et bien pour l'instant je n'ai pas trouve de logique ni de coherence dans ce langage. Ca doit dependre d'un facteur inconnu de nous tous, europeens civilises, qui avons un certain ordre dans lequel on aligne nos mots. Peut-etre que les mots doivent etre par ordre alphabetique, ou alors les choisir en fonction des initiales du president de la republique, je sais pas moi... Bref. Lecon inutile. Pour avoir des bases, referez-vous a l'anglais standart.
Enfin, la partie que tout le monde attendait (je garde tojours le meilleur pour la fin) : le vocabulaire.
Deja, pour commencer, il faut toujours terminer ses phrases par une espece d'expression universelle et completement stupide employee tout le temps, partout et par tout le monde : toutes les phrases doivent se terminer par "and stuff". Parfois, quelqu'un (de tout a fait normal, je precise) peut debiter huit phrases a la suite et toutes les terminer par ce "and stuff". Je ne vois pas ce que ca rajoute, a part un peu de debilite et une tres belle allieraton en "f" au discours.
Le debut, par contre, est toujours a commencer par un "kind of" ou un "like". Ces expressions-la, par contre, sont plus hypothetiques mais sont, pour une raison mysterieuse, employes tout aussi souvent. On pourrait en deduire que les Americains ne sont pas surs de ce qu'ils racontent...
Le "kind of" se transmute generalement en "kinda", et va de paire avec les "gonna", "letta", "dunno", "wanna", "wonna", "wonka" (?) etc. Pas dur-dur de faire des rimes en Amerikanish.
Sinon, le vocabulaire grossier. Alors la, j'en ai appris des choses. Par exemple.
Le "sh*t" que l'on entend tres souvent correspondrait assez bien a notre "m*rde" a nous. A cela viennent s'ajouter des expressions et des injures plus modestes et discretes : "crap" pourrait faire office de "zut", seulement rehausse de quelques degres. "Messed up" aurait pour traduction ideale "parti en vrille" et a, pour changer un peu, son synonyme "screwed up", qui admet tout de meme quelques nuances. Enfin, nos chers et bien-aimes "SHUT UP!!!" et, un que j'affectionne tout particulierement, l'eternel et fameux "F*CK!!! (les devoirs)" que l'on aime tant, disperses dans le monde entier et reconnus dans toutes les langues. Haaaaa, c'est beau la culture....
Sinon, un probleme des plus importants, JE NE COMPRENDS TOUJOURS PAS CE QUE CES FOUTUS PRESENTAEURS RACONTENT A LA TELE. Ils parlent un dialecte bizarre, un derive de l'Amerikanish melange aux sons des parasites et aux bruits des sonneries des portables des cameramans en arriere-plan. Ou alors il n'y a pas que moi qui n'y comprend rien. C'est peut-etre tout juste une campagne de desinformation : ils font genre on passe les news, mais comme personne n'y comprendront rien a part les sourds-muets (merci a la petite dame qui s'agite en bas a gauche de l'ecan....moi aussi il faudrat peut-etre que j'apprenne le langage des signes ?), la populace ne saura rien DE TOUTE FACON. Anyway (ah, encore un mot important : c'est quelque chose que les amerikanishophones emploient tres souvent pour donner une impression de fatalite irrevocable a leur phrase), ce n'est pas demain la veille que je vais savoir ce qui se passe en Iraq, moi... Allez, c'est fini pour aujourd'hui, a tchao bonsoir !